Vers des bâtiments moins gourmands en énergie
Le bâtiment, un secteur à ne pas négliger pour économiser l'énergie et lutter contre le chagement climatique ©BELGA_SCIENCE
Quand on parle de changement climatique et
d'économies d'énergie, on pense très vite au transport. Pourtant, le
potentiel énergétique des bâtiments pourrait être considérablement
amélioré, d'après les députés européens. A l'horizon 2019, ils espèrent
que tous les nouveaux bâtiments produiront eux-mêmes l'énergie dont ils
ont besoin.
En Europe, les bâtiments
comptent pour 40 % de la consommation d'énergie totale. Ils sont ainsi
à l'origine d'une bonne part des émissions de gaz à effet de serre -
indirectement tout au moins. De plus, le prix de l'énergie a augmenté
entre 15 et 30 % ces deux dernières années. Améliorer la performance
énergétique des bâtiments s'avère donc un chantier majeur, auquel les
députés européens se sont attelés. La
législation existante sur ce point, datant de 2002, doit être révisée.
La commission de l'industrie du Parlement européen a adopté un rapport
le 31 mars qui vise à diminuer d'environ 5 % la consommation d'énergie
et les émissions de CO2 d'ici 2020. Le coût de l'énergie
- 40 % de l'énergie utilisée en Europe sert aux bâtiments
- 15 % d'augmentation du prix de l'électricité en deux ans
- 21 % d'augmentation du prix du diesel en deux ans
- 28 % d'augmentation du prix du gaz en deux ans
Tous les bâtiments seront passifs dans dix ans Le
rapport invite la Commission européenne à définir, d'ici 2010, ce
qu'est un bâtiment à consommation énergétique faible ou nulle. D'ici la
fin de 2018 au plus tard, les nouveaux bâtiments devront produire
autant d'énergie qu'ils en consomment (bâtiments dits « passifs »,
utilisant par exemple l'énergie solaire). Qu'est-ce
que ce projet de directive changerait concrètement ? Les membres de la
commission de l'industrie proposent de créer un fonds européen qui
viendrait financièrement en aide aux projets d'investissements dans ce
secteur - qu'ils soient publics ou privés. Les parlementaires
préconisent également une réduction de la taxe à la valeur ajoutée
(TVA) et un site internet recensant l'ensemble de la législation en
vigueur. Pour
entrer en vigueur, les propositions doivent être votées par le
Parlement européen en séance plénière (première lecture en mai) et
acceptées par les Etats membres réunis au sein du Conseil (procédure de
codécision).Source:
www.europarl.europa.eu/news